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En bas de la montagne, la princesse ardente brûle d'une flamme passionnée 火 UC
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Sam 6 Avr - 6:52
IDENTITÉ


本山 焼姫 炎火
Yamamoto Shouhime Honoka


Nom : 山本 (Yamamoto, En bas de la montagne)

Prénom : 焼姫 (Shouhime, ardente princesse) 炎火 (Honoka, Flamme brûlante)

Genre : Féminin

Naissance : 488 ans (née en 262)

Rang : Tentons le A, s’il est possible !

Grade : Fukutaichō de la première division, brigade Iryoku

Alignement : Loyal Neutre. D’une part, Honoka est fermement attachée aux traditions et à l’ordre qui sont né après l’exil des Quincy et ne souhaite pas que celui-ci soit remis en cause, considérant qu’il est le meilleur atteignable. En revanche, sa neutralité n’est pas signe de passivité : elle peut approuver autant la sévérité et la cruauté quand la situation l’exige, que de faire preuve de tempérance et de ne pas céder dans le fanatisme d’une justice aveugle.

Réputation : Issue d’une famille d’aristocrate, elle est respectée pour la noblesse de son origine. Respectée aussi pour ses capacités à innover, à trouver des solutions et à faire preuve d’un très grand pragmatisme dans ses choix. En revanche, elle est aussi crainte pour sa capacité à réprimer froidement tout manquement à la loi du Goteisantai, tant et si bien que si au début, on la voyait comme une idiote, elle est aujourd’hui crainte à l’image d’un être démoniaque, qui n’a pas peur de purger par le feu et de réprimer par la violence si l’honneur l’exige.

Signe particulier : Utilise des pronoms anciens pour parler (わし, 我), est de petite taille (152cm). Porte un uniforme militaire distinctif et elle n’est pas très féminine.


PERSONNALITÉ

Adjectifs-résumé : Hautaine – Fière –  Confiante – Hardie – Ingénieuse et innovante – Pragmatique – Curieuse – Philosophe – Loyale et Fidèle – Excentrique – Extravertie – Originale – Attachante – Naturelle – Joviale – Drôle – Eloquente – Charismatique – Dirigeante – Possède l’esprit d’équipe – Bruyante – Mal élevée – Exubérante – Energique – Positive – Entreprenante – Autoritaire – Intègre – Ambitieuse – Désinvolte – Enthousiaste – Jalouse – Indépendante – Franche – Sincère – Vraie – Spontanée – Rigide – Gourmande – Mignonne – Souriante – Honorable – Amusante – Courageuse – Stratège – Pétillante – Sociable – Travailleuse – Revancharde

Aime : la cérémonie du thé, le thé, le shogi, les confiseries et les gâteaux, les nouvelles technologies, le mystère, l’innovation, profiter du moment présent, la tactique et la stratégie, les sciences, la philosophie, l’ordre, l’honneur (même si elle n’est pas toujours honorable), être positive, triompher, se battre, boire, que les ordres soient respectés (les siens de préférence), les festins, les fêtes, le métal et le rock’n’roll, les sources chaudes, le soleil, son Zanpakutō, le feu, les sorts de destruction, les feux d’artifices, les explosifs.

N’aime pas : le nattō, la couleur grise, l’absence de couleur, l’ennui, le défaitisme, les gens qui manquent à l’honneur et à la loyauté, la stupidité – même s’il lui arrive de faire preuve de stupidité –, compter, les hollow, le chaos – elle est pourtant parfois source de ce chaos –, les réunions qui s’éternisent, être courtisée – ça lui arrive, promis –, l’amour, qu’on lui rappelle son genre ou sa taille, la lâcheté, quand il fait froid, l’enka (qu’elle trouve profondément ennuyeux et vieux jeu), l’impolitesse – elle est pourtant parfois réellement impolie –, le Kidō, le rhume.

Honoka est à l'image que l'on peut se faire de l'écriture de son prénom. Véritable jeune de mot sur une écriture usuelle de prénom, elle possède en effet un caractère chaleureux, fier, à tout le moins passionné, mais surtout parfois explosif ! Si aujourd'hui elle fait preuve de plus de retenue que dans sa jeunesse du fait de l'âge et des responsabilités, il faut bien commencer par évoquer les défauts de ses qualités : orgueilleuse ? Assurément. Elle vit depuis bientôt de 500 ans et ce n'est pas son mètre soixante qui l'empêchera de se sentir comme une grand-mère devant des jeunots. Elle a confiance en elle, sa force, ses expériences, ses convictions et ne supportera pas que l'on remette tout cela en cause. Mais a-t-elle trop confiance en elle ? Non, elle n'est pas à ce point prétentieuse ; elle aura une petite tendance à regarder de haut les autres, mais elle sait reconnaître la force de ses adversaires.

C'est bien plus dans sa façon de parler, qui peut friser l'irrespect ou le trop-plein autoritaire : elle ne mâche pas ses mots et n'est pas du genre à vouloir dissimuler ses pensées ou la vérité. Autant hardie qu'authentique, c'est une jeune femme charismatique qui a appris à exprimer ce qu'elle avait sur le cœur et ce qui devait être dit. Ceux qu'elle dirige vous le diront : elle peut avoir l'air cassante, mais c'est une personne qui au-delà de son abrupt caractère, est profondément loyal et protecteur envers les autres. Elle veut le meilleur pour tout ceux qui cherchent à faire mieux et à avancer. Certes, elle méprise la faiblesse, mais pas la faiblesse matérielle, mais bien plus la faiblesse morale : la lâcheté, l'orgueil sans rien pour le justifier, la prétention, les capricieux... Et au contraire, elle a un profond respect pour les courageux, les passionnés, l'honneur ou les sages.

Désinvolte, curieuse et philosophe, c'est une novatrice dans l'âme. Elle qui veut faire respecter l'ordre et qui est en proie à un certain conservatisme dans l'approche du monde, elle souhaite pourtant tout de même en apprendre plus sur celui-ci et n'est pas contre faire évoluer son savoir, la technique, la société, ou son point de vue, si cela peut s'estimer bénéfique. Cela lui vaut d'être vue comme une excentrique et une personne à la forte indépendance d'esprit, pourtant ses états de service montrent aussi la dévotion qu'elle peut mettre dans le maintien de l'ordre.

Son caractère, tout en nuance de par ses expériences de vies, mais aussi son âge, est nourrie par une énergie débordante et joviale. Positive à l'extrême, enthousiaste parmi les enthousiastes, elle préfère cacher ses pensées les plus sombres et ses préoccupations derrière de grands sourires qui peuvent être aussi protecteurs que trompeurs. Car avec l'âge vient aussi le pragmatisme ... Elle n'est pas une idéaliste. Peut-être l'eut-elle été dans le passé, mais aujourd'hui, elle demeure convaincue qu'un monde parfait n'existera hélas jamais. Alors il faudra accepter que leur réalité est complexe, pleine de compromis, sans pour autant céder et trahir ce qu'ils sont, sans pour autant non plus tomber dans le fanatisme ou dans une relativisation outrancière.

Mais qu'en est-il d'Honoka au quotidien ? Comme précédemment évoqué, c'est un rayon de volcan, mais plus encore, une personne souriante et sociable. Tant que l'on fait preuve d'un minimum de respect envers elle et que l'on a l'air fiable, elle ne rejette personne a-priori - sauf les Quincy et Hollow, mais cela est évoqué plus bas - et demeure accessible. Plus encore, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle n'est vraiment pas l'aide : une longue chevelure corbeau, des grands yeux cramoisis et un visage aux fins traits font d'elle une belle femme, à tous le moins pourrait-on s'accorder sur le fait qu'elle soit mignonne, elle et sa démarche militaire, comme si le monde rentrait en campagne militaire derrière elle en chaque instant, ou lorsque le matin, elle somnole à moitié. Et pourtant... Le rôle de fukutaicho l'a isolé. Elle n'a jamais semblé intéressé par quelconque relation au-delà de l'amitié et certains l'imaginent aisément en train de crier, plus vieille, avec ses chats, à la retraite.

Il faut dire que la jeune femme à conscience de son propre caractère : au fond, gourmande et jalouse, revancharde, elle n'accepte facilement de s'attacher et de s'investir émotionnellement. Très critique envers sa propre condition de femme, elle se perçoit avant tout comme militaire et non comme une femme. Et pourtant, son originalité, son énergie et sa tendance naturelle à être attachante font qu'elle a tout pour qu'elle puisse plaire...


PHILOSOPHIE


Quel rapport votre personnage a avec l'esprit de son Zanpakutō, ou l'art du Kidō ?

« Devant le roi démoniaque du sixième paradis, toute création retourne à la poussière. » Une phrase grandiloquente, prononcée avec force et détermination. Derrière la shinigami, l’esprit de sa lame veille sur elle de ses orbites enflammées et lui confère la puissance qui lui est nécessaire pour se défendre. La terreur et la violence qu’elle a sue provoqué sont à l’image de l’apparence de celui-ci. Le « Dairokutenmaō » est un être de conquête et d’ambition ; orgueilleux et fier comme celle qui le manie, il aime le combat et le triomphe. Néanmoins, malgré l’image infernale qu’il peut avoir, il n’est pas un être de cruauté ou de destruction, malgré ses pouvoirs.

Au contraire, sa manieuse et lui sont très complémentaires. Elle est petite, il est grand. Elle a l’air frêle, il lui confère la force de sa force. Surtout, ce qui les relient et font d’eux des partenaires, c’est leur volonté d’être ensemble, dans le présent, vrai au monde, pour conduire l’ordre du monde et le protéger. Car enfants du Roi des Esprits, marqués par les tragiques événements et l’hubris des Quincy, ils sont fidèles à ce qui est leur créateur. Leur mission est de purifier les âmes ; les flammes et le tranchant de la jeune femme, sa nature passionnée, ils sont ses envoyés, ses émissaires et messagers. Leur mission est donc très claire. La société des âmes est la fondation d’un univers de paix, ceux qui la peuplent, les missionnés dans la traque aux hollow pour les purifier. Ainsi, leur osmose est totale et les flammes de son Zanpakutō, bien plus que de brûler grâce à leur reiatsu, s’expriment dans la véritable et profonde nature d’Honoka.

Et autant elle déborde de confiance en elle-même et ses choix, autant elle donne toute confiance en son partenaire. C’est finalement cette confiance en elle-même qui fait qu’elle et que l’esprit de sa lame coopèrent : celui-ci ne saurait obéir à un être qui n’aurait la fierté d’un conquérant, la force de croire en lui-même et d’avancer dans l’adversité. Il méprise la faiblesse et les lâches et veut toujours en découdre en projetant les célestes flammes qui sont les siennes. Cela fait aussi de lui un Zanpakutō gourmand à utiliser, mais toute puissance à un prix.

Cette grande affinité avec le zanjutsu et son Zanpakutō fait qu’elle délaisse aussi le Kidō : sa nature intérieure bouillonnante fait qu’elle a plus de mal à user de la discipline nécessaire pour faire l’usage de ces techniques. Mais pour autant, elle n’est pas une incapable, bien au contraire. Et d’ailleurs, elle a bien plus d’affinité avec les sorts… Destructeurs. Ce qui lui ressemble bien, vous l’admettrez. Par définition, elle n’est donc pas la plus affutée dans le maniement du Kidō ; utiliser Dairokutenmaō est bien plus simple et confortable pour elle, ce qui fait qu’elle a moins d’usage pour cette art. Pourtant, elle si elle l’apprécie moins, c’est aussi simplement parce qu’elle est moins douée pour celui-ci, mais absolument pas un renoncement.

Au contraire, elle adore apprendre, même si elle se sait moins talentueuse que d’autre. Plus encore, si jamais la victoire devait passer par l’utilisation du Kidō, elle serait très heureuse d’y avoir recours. Bien plus encore, si elle peut gagner intelligemment ou utiliser le Kidō  pour monter une stratégie ou une tactique adéquate… C’est encore mieux ! Elle n’est pas du tout hostile à l’égard des objets développés par la science non plus, même si elle demeure méfiante : elle reste quelqu’un qui préfère l’ordre et qui veut imposer un ordre. Mais elle est disposée d’utiliser tous les moyens pour être efficace dans ses objectifs.

Que pense votre personnage de la hiérarchie de la Soul Society ? Et du Roi des âmes ?

Parmi les premières émissaires du Roi des âmes, elle lui est fidèle plus que n’importe qui d’autre. Il est son créateur, elle est sa servante, sa lame et sa messagère. Elle ne remettra jamais en cause son autorité, car elle est absolue. Au contraire, sa conviction envers lui est d’autant plus grande qu’elle a vu d’autres serviteurs du Roi des Âmes être corrompus par leur propre soif de reconnaissance et de pouvoir ; plutôt que de respecter l’ordre qui avait été décrété par leur créateur, ils ont préféré massacrer leurs frères désarmés pour être les seuls reconnus. Ses souvenirs de ces événements lui ont donné un attachement très profond dans l’ordre qui en a résulté et du bien-fondé de celui-ci. Elle est aussi très au courant de la différence de leur mission et celle des Quincy : les seconds détruisent et ne réparent rien, au contraire des premiers.

Et permettre aux âmes de se purifier est quelque chose de très important pour elle. Une fierté, une finalité en soi, pour elle et son existence. Un devoir honorable autant qu’un honneur. Pourtant, malgré son amour de l’ordre, elle n’est pas forcément réceptive à la hiérarchie. Elle accepte que celle-ci soit nécessaire et doit être respectée, mais elle a beaucoup de mal à respecter les ordres qui sont les siens ; s’ils sont honorables, logiques et intelligents, elle n’aura aucun problème à les respecter. Mais les ordres qu’elle estime lâche, injuste, déshonorant, eux, seraient très complexes à accepter. De même, sa fière et indépendante nature la pousse aussi à décider pour et par elle-même : ses convictions sont choisies avec une certaine forme de maturité que l’on ne lui prête pas, en partie à cause de son comportement, mais elle demeure quelqu’un de très sincère et franche, tant avec elle-même que les autres.

Malgré tout, elle est loyale envers le goteisantai et souhaite que ce gouvernement militaire se développe encore plus : face à l’immense tâche qui est de purifier les hollow et face aux potentiels ennemis que les messagers du Roi des Âmes pourraient affronter, augmenter la force et la stabilité du seireitei est un devoir pour eux.

Que pense votre personnage des autres factions ? Que compte-t-il faire contre elles ?

Les unifier sous le seul règne du Roi des Âmes, pardi ! Plus sérieusement, Honoka déteste les Quincy avec haine. Qui ne le serait pas, dans sa position ? Témoin de la jalouse – et puérile – campagne militaire éclair des Quincy contre les Shinigami, elle fait partie de ceux qui ont dû tout reconstruire après leur disparition. Dans les cendres, elle et sa famille ont fondé une dynastie et se sont entraînés très dur pour être à la hauteur de la mission qui serait la leur par la suite.  Pour eux, les Quincy sont destructeurs, puérils, haineux, fanatiques, malhonnêtes et stupides. Elle ne peut pas leur faire confiance ou alors, très difficilement et n’aurait aucune pitié envers eux, si jamais elle rencontrait des quincy rescapés un jour. Quatre-cent ans de rancunes ne s’oublient pas du jour au lendemain et elle n’est pas prête de donner sa confiance à ce qui est l’incarnation synonymique du mot traîtrise dans l’univers.  Pourtant, elle n’est pas non plus dénuée de morale ou de logique. Les ennemis de ses ennemis sont ses amis et entre un hollow et un quincy, le premier est dénué de sens commun autre qu’un instinct dévorant.

Les Hollow ne sont pas haïs par Honoka. Ils sont considérés comme des erreurs de l’univers. Et elle est l’instrument – parmi d’autres – chargé de laver la noirceur de leurs âmes pour leur accorder la chance de revenir un jour à une vie moins douloureuse que celle d’être coincé dans le regrets, les tourments, la vengeance, la souffrance ou le désespoir. Elle considère donc qu’ils doivent être méthodiquement purgé, exterminés et réincarné dans le rôle de préservation de l’univers qui est le leur. Néanmoins, sa curiosité naturelle lui a fait se poser cette question : et si les hollow étaient nécessaires ? Si leur existence n’était finalement pas le revers de l’univers créé par le Roi des Âmes ? La cendre du mouvement de l’univers ? Ou quelque chose comme ça ? Cette question ne lui retire pas l’envie d’accomplir son devoir et elle croit fermement qu’un seul être détient la vérité à ce sujet. Tant et si bien qu’elle vit avec cette incertitude. Reste cependant qu’une âme souillée doit être purifiée et qu’elle possède une certaine forme de pitié empathique pour le destin de ceux qui sont au sein du Hueco Mundo : condamnés à une vie de combat, de survie et de domination, la seule paix qu’ils connaîtront est un statuquo relatif. Pour toutes ces raisons, elle les combattra sans pitié, en accord avec son rôle de shinigami, si ceux-ci s’aventurent dans le monde des hommes pour faire du mal à ceux-ci.

Les Hommes… Fascinant, beaux par leur tâtonnements, leurs peurs… Elle est la gardienne de leurs âmes, à eux aussi. Bien sûr, ils lui sont strictement inférieurs : ils vivent depuis moins longtemps qu’elle et n’ont pas l’expérience de des shinigami. Certains sont forts, mais leurs pouvoirs ne leur permettent pas de restaurer la balance de l’univers. Et ils ont tendance à l’oublier, mais c’est eux qui viendront les emmener  dans l’après-vie, une fois qu’ils seront morts.

Ainsi, si elle respecte leur jeunesse et admire cette capacité qu’ils ont à s’émerveiller de l’univers et d’y prospérer, elle n’admettra pas que les humains, dans la lignée des Quincy, cherchent à déréguler l’équilibre dans le cycle de réincarnation des âmes. Mais elle n’est pas pour autant directement hostile à eux et apprécie les côtoyer lors de ses passages sur terre pour détruire les Hollow qui s’y aventurent. Leur capacité à innover est ce qu’elle respecte le plus et elle adore leur culture, même si pour de nombreux shinigamis, ils ne sont guère que d’odieux et stupides barbares.

S’il faut résumer simplement : pour protéger l’univers et l’ordre établi par le Roi des Âmes, Honoka est prête à tout pour accomplir son devoir : protéger les mortels des hollow, purifier leurs âmes, guider les âmes des mortels vers l’après-vie. Elle ne fait absolument aucune confiance aux Quincy et ne souhaite pas avoir affaire avec eux, car ils ne sont que destructions et hubris.

Quelles sont les trois Aspirations qui pourraient définir votre personnage ?

Trois aspirations…

La paix. Certes, elle n’aime pas l’ennui, mais peut-on attendre autrement de quelqu’un qui a connu l’horreur et la violence de la guerre ? Si les Quincy lui ont légué un héritage, elle a su, au-delà des souvenirs d’horreurs, chérir et estimer la paix et l’harmonie possible qu’il faut en tirer. Bien sûr, les dieux de la mort ont aujourd’hui pris les armes, comme avant eux les Quincy. Et comme eux un jour peut-être, il faudra les déposer. Mais elle n’est pas utopiste. La paix et l’harmonie sont des combats permanents et non pas des trésors acquis. Alors, elle n’a pas peur, comme les Quincy, d’un jour, devoir déposer les armes. Peut-être un jour viendra l’ère de domination des Shinigami, tout comme est venue celle des chasseurs aux arcs blancs. Aujourd’hui, elle porte l’uniforme et les sombres, mais gracieuses tenues. Peut-être, même si elle ne le souhaite pas, un jour viendra celle de leurs proies…

Il faut faire preuve de sagesse et d’humilité ; ce qui est fort complexe pour elle, qui estime ses capacités et son existence. Mais elle n’est pas orgueilleuse à l’égard de sa place dans l’univers. Encore une fois, les exemples d’êtres qui ont été dévoré par leur ambition, elle en connaît beaucoup. Et elle sait quel fut le prix à payer pour s’être rebellé et d’avoir fait souffrir les autres. Elle n’est pas altruiste à l’extrême et n’aurait pas peur de se venger ou de sacrifier des gens pour accomplir son devoir, mais elle chérit surtout la sobriété dans les buts à accomplir. Ainsi, autant elle ne renie pas son caractère que d’aucun jugerait puéril au moins de façade, autant elle dissimule son expérience de vie derrière celle-ci et sait réfléchir comme son rang l’implique.

Et puis, la paix, c’est la base de la prospérité et du bonheur. Autant souhaiterait-elle que le Goteisantai se développe, autant celui-ci n’a pu se développer que dans la paix que le Roi des Âmes leur a confiée en exilant les Quincy. Tous les petits bonheurs du quotidien, tous les rayons du soleil, tous les souvenirs heureux qui ont suivi n’ont été possible qu’en grande partie grâce à cette paix. Bien sûr, il eut été possible d’en avoir d’autres, même dans l’horreur et le chaos… Mais c’est agréable de pouvoir se lever et ne pas voir dans les yeux de ceux qui ne peuvent se défendre, ou ceux qui ont tout à apporter au monde, l’assurance du champ des possibles et l’absence de la peur d’être chassé ou massacré.
Par-delà la paix et l’harmonie, elle cherche la force pour maintenir cette paix. Elle aime le combat et la guerre.  Mais pas comme une belliqueuse : ne l’oublions pas, elle est une militaire et parmi ses activités préférés, on peut y retrouver les jeux de pièces, tactiques et stratégiques. C’est finalement une forme d’accomplissement de son devoir pour elle : travailler avec assiduité le zanjutsu, se forcer à apprendre de nouveaux sorts de kidō, méditer, réfléchir à de meilleurs moyens d’apporter la victoire… Elle en a fait son métier, elle s’y plonge corps-et-âme. En tant que membre de la police militaire du Seireitei, elle est à la fois gardienne de cette paix et de l’ordre.

Et le devoir de tout militaire est d’être à la hauteur de la cause qu’il entend défendre. Pour elle, ne pas pouvoir protéger ceux qui ne peuvent le faire par eux-mêmes est d’ailleurs ce qui pourrait être la plus honteuse des défaites. Protéger ce qu’elle estime importante dans son code d’honneur est donc une fin en soi à ses yeux. Et l’entraînement est le moyen pour y parvenir. Elle enseigne aussi aux plus jeunes, cette discipline du quotidien qui consiste à parfaire son art en chaque instant. C’est d’autant plus important pour elle d’être en parfaite maîtrise de son art et de son corps qu’elle est plus petite que nombreux autres shinigami.  Mais ça n’est pour autant un critère qu’elle juge discriminant et bien mal venu serait celui qui la sous-estimerait pour cette petite taille. Après tout, un wakizashi est tout aussi mortelle qu’un nodachi…

D’autant plus que la jeune femme sait faire de sa petite taille, une force. Plus petit, plus agile, plus mobile. Et même, elle sait particulièrement utiliser son esprit en combat et mettre en place des tactiques pour utiliser les éléments disponibles dans son arsenal pour vaincre. Elle a des allures de brutes, mais n’en a finalement que l’apparence. Honoka n’est plus non plus cette simple gamine turbulente qu’elle aurait pu demeurer, si le destin de son clan n’avait pas été aussi tragiquement et brutalement écrasé par les Quincy, bien des siècles plus tôt. On a beau aimer le grabuge, le temps nous forge forcément dans la sagesse et la maturité. Si aujourd’hui, la relative paix du seireitei lui permet de se détendre au sein de celui-ci et d’être plus vive et optimiste qu’elle ne l’était dans ses plus jeunes années, elle n’a pas toujours été ainsi.

Froide et mortellement déterminé à aider à reconstruire sa famille et à protéger celle-ci à la suite de l’insurrection des Quincy, elle avait renié son optimisme naturel pour s’enfermer dans une détermination à progresser qui en fut maladive. Et à cette époque-là, elle était d’autant plus terrible et intolérante qu’elle ne peut l’être aujourd’hui. Une partie de son effrayante réputation vient de cette période où son caractère s’était effacé pour être indomptable, brutal et orgueilleuse. Si aujourd’hui, elle apparaît comme une jeune femme qui par bien des aspects peuvent être amusante et adorable, elle était un véritable démon par le passé. Elle ne pardonnait pas l’erreur et l’insurrection, écrasait celle-ci dans la violence et dans un gant de fermeté dès que sa force lui rendait cela possible.

Elle ne veut plus jamais devoir se comporter ainsi. Être vue comme implacable et dangereuse comme les flammes de Dairokutenmaō, dont elle avait directement hérité comme surnom. Ce qui nous permet de faire la transition vers sa dernière aspiration.

Le bonheur. Elle qui a dû reconstruire sa vie en même temps que d’hériter des cendres laissés par les Quincy, et dans la continuité de sa quête de paix et de force, elle veut que cette paix ait du sens. Que ce soit pour les Hommes qu’ils guident et protègent que pour eux-mêmes et si possible, pour le plus grand nombre, elle veut pouvoir profiter à la fois de son existence avec le sourire dans la paix et l’amour du présent, autant que de permettre aux autres de le faire. Par le passé, elle aurait ri d’elle-même d’un rêve qu’elle aurait taxé d’utopiste et de faible… Mais est-ce réellement si grave d’être utopiste ? Et est-ce réellement quelque chose d’aussi ridicule ? Avec le temps, elle a convenu que l’éternité et la chance qu’on leur offrait, qu’ils devaient offrir aux autres, c’était bien de les aider et de les protéger dans la quête du bonheur.

C’est une conception eudémoniste qu’elle a fait sienne. C’est étonnant, pour quelqu’un qui apprécie les festivités et les sucreries. Pourtant, le souffle du vent sur ses joues, le plaisir de partager quelques mochis avec un-e ami-e, de discuter et d’apprécier la possibilité d’avoir le choix de le faire. C’est là pour elle le bonheur qui est le sien et son plus grand trésor, celui qu’elle espère répandre le plus possible à travers ses actes et la paix. Pourtant, il peut être perçu une contradiction : elle reste fermement attaché à l’ordre de l’univers et n’admet pas de formes de bonheurs qui contreviendraient à cet ordre. Aussi, le bonheur qu’elle propose est celui du système de paix dont elle est issue et elle ne pourrait pas comprendre qu’on puisse être heureux de la souffrance ou de la prédation. Elle connaît ces formes d’instincts sauvages, mais elle sait vers quoi ils conduisent et elle sait où pour la première fois, elle as vu.

Racontez un évènement marquant de la vie de votre personnage.

La première paix – 272

S’éveiller à ce moment-là dans ce qui deviendrait plus tard le seireitei, c’était connaître une paix précieuse, qui semblait vouée à durer sans jamais s’arrêter. Et à l’époque, si vous aviez demandé à Honoka ce qu’il en était, jamais n’aurait-elle imaginé un jour celle-ci se faner. Au contraire, elle avait la candeur un peu immature et égocentrique de ces enfants nés dans le confort et dans la sécurité. Bien entendu, il fallait travailler et la jeune future shinigami prenait son travail avec tout le sérieux qui lui était disponible à cette époque-là – c’est-à-dire pas beaucoup – et elle guidait les âmes des défunts avec la tendresse et la spontanéité de la jeunesse, sous le regard rassurant et bienveillant de leurs frères. Ils étaient beaux dans leurs habits de blancs, ils étaient forts armés de leurs arcs et surtout, ils avaient accompli un miracle de paix.

Et à cette époque-là, tous les émissaires étaient heureux et fiers de prendre part à l’œuvre du Roi des Âmes en guidant les âmes.  Dans la félicité du quotidien, Honoka se sentait bien et heureuse. Chaque jour était une aventure dans un univers pacifié. Les Hommes s’organisaient dans un monde relativement paisible et l’avenir semblait heureux. Les Yamamoto-kei, clan d’émissaires dont elle était issue, prospérèrent et s’étendirent. Dans cette société en pleine ébullition, personne n’aurait pu croire un jour que cette paix viendrait à cesser… De la main de ceux qui l’avaient institué.  

Le temps des troubles – 330
C’était encore une journée productive qui s’achevait. Honoka venait de reposer le pied dans le monde spirituel et s’étirât en souriant, saluant les gardes blancs sur son chemin. Elle avait guidé plusieurs âmes vers le monde spirituel et elle attendrait de futurs ordres, dans les jours qui venaient. C’était étrange de voir les hommes ainsi fonder des pays et des nations, mais pourquoi pas ? C’était à la fois fascinant et exaltant de parcourir ce monde qui ne ressemblait pas au leur. Parfois, elle attendait en silence pour voir le quotidien de certains des habitants du monde des mortels, cherchant à comprendre leurs peines et leurs joies, innocente qu’elle était. Bien sûr, on lui en voulait souvent car ce n’était pas dans ses ordres. Tout comme il lui arrivait de voler des pâtisseries ou de s’amuser avec d’autres émissaires bruyamment.

Et si les émissaires étaient à l’honneur du Roi des Âmes depuis quelques années, elle ne voulait pas croire que leurs frères Quincy du Vandenreich se sentait réellement infériorisé et inutiles. Bien sûr, il y avait eu des rumeurs, des incidents, mais tout cela n’était qu’isolé. Peut-être était-ce une forme de naïveté insouciante ou du déni, pour autant elle voulait croire que cela se tasserait. Que ce monde qu’elle estimait si paisible, demeurerait. Elle avait 71 ans mais n’était pas bien plus mature qu’une adolescente humaine ; le temps passait différemment pour eux émissaires et Quincy, que chez les mortels.

Pourtant, malgré toute sa naïveté, c’est cette année-là qu’elle comprit que peut-être, tout ne finirait pas bien. Que peut-être, l’avenir serait plus sombre qu’elle le craignait. Car au détour d’une rue du futur seireitei, elle aperçut un acte de violence. Simple. Gratuit. Guidé par la peur et l’orgueil.

- Tu ne nous voleras pas notre place, gamine !

C’est vrai qu’elle faisait jeune. Elle était petite comme elle. Pas bien grand face au Quincy qui avait le corps d’un adulte. D’un geste de main, il fit tomber cette jolie brune en kimono blanc. Et par réflexe, il l’avait mise en joue. Honoka se souvient encore de jour, même lointain pour elle aujourd’hui. Son sang n’avait fait qu’un tour. Elle avait attrapé un cageot de fruit vide qui trainait là et l’avait jeté de toutes ses forces et l’avait jeté sur le crâne du Quincy.

- A l’aide ! Il est fou ! Il veut lui faire du mal ! S’était-elle mise à hurler, comme la gamine brailleuse qu’elle était encore. Terrifiée par ce qu’elle voyait, quand doucement, le Quincy s’était mis à se retourner vers elle, bandant son arc. Elle savait la capacité destructrice de ces flèches. Elle avait peur de disparaître ici, sans avoir pu dire à sa famille l’amour qu’elle avait pour eux. Peur que la prochaine sur la liste, soit la jeune inconnue.

En plein jour, la flèche d’énergie spirituelle demeurait effroyablement belle. Quand elle fila vers elle, Honoka roula au sol en arrière, se jetant de toutes ses forces pour tenter d’esquiver. Ses chaussures en bois claquant dans une détonation violente, elle fut propulsée en arrière, blessée. C’est à ce moment-là que d’autres Quincy débarquèrent. Sonnée, elle ne comprenait plus ce qui se disait. Des émissaires aussi. Bien vite, la situation dégénérât. Les accusations fusèrent. Alors que ses yeux finirent par se clore, elle vit les larmes dans les yeux de la jeune inconnue et comprit, au fond d’elle-même, que leurs frères Quincy n’étaient peut-être pas les anges parfaits qu’ils avaient crus voir en s’éveillant suite à l’appel du Roi des Âmes…

La deuxième grande guerre – 342

Ce jour-là, personne n’aurait pu prédire ce qui se tramait. Le sentir, oui. L’imaginer, peut-être. En croire la réalité ? Non. Si pour Honoka, les Quincy n’étaient pas infaillibles, avec un peu de maturité et de raison, elle n’imaginait pas que des êtres dotés de force pour mener la guerre au mal, finirait par tourner ses armes contre des âmes innocentes. Pas tous. Pas de manière unanime. C’était un raisonnement tellement puéril – même pour elle – qu’il en devenait inenvisageable.

Elle en avait gardé pourtant une certaine méfiance : des années plutôt, sa défense héroïque d’une émissaire avait valu le discrédit public. Violente, la dispute l’opposa à l’agresseur. Si en définitive, ont reconnu la violence de celui-ci, elle comprit que son geste avait provoqué des gênes pour son clan. Elle fut à la fois sermonnée et félicitée. Honoka pourtant avait retiré sa plus fidèle amie et pour les années à venir, une alliée puissante dans l’éternité.

Avec les remerciements de celle-ci, la petite brune avait compris qu’elle ne regretterait jamais son geste. Et comme si de cette amitié, le besoin d’entraide et de soutien pour les émissaires s’était prophétisé, c’est cet acte de courage qui lui permit de survivre à ce que l’on nommerait avec le recul comme « la deuxième grande guerre ».

Un matin comme les autres. La guerre n’annonce pas son arrivée. Elle se fiche du soleil ou de la pluie. De votre humeur. Quand elle arrive, elle est là. Impossible de l’ignorer. Violente et implacable, elle est comme le passage du temps. Elle broie ce qui tombe sur son trajet. En l’occurrence, pour la jeune femme, aucun signe avant-coureur n’avait pu annoncer les événements : dans un yukata aux couleurs qu’elle aimait, elle avait été chargée d’une simple course au marché le plus proche. Des radis, des tomates. Des fruits. De la farine. De quoi préparer des repas pour elle et son clan. Des moments qu’elle aimait.

Un commerçant comme les autres. De la monnaie. Des sourires. Des salutations. Et puis… Le bruit d’une explosion. Des secousses. Des cris. Des hurlements.

Les anges jadis immaculés de blancs, étaient aujourd’hui des démons bourreaux maculés de sang.

Les étals renversés, les rues abandonnées. Les cadavres s’entassaient. Le feu brûlait ce qui avait été le refuge des âmes conduites par les émissaires et protégés du Vandenreich. La petite, blessée, se demandait si tout cela était l’ordre du Roi des Âmes. Elle pleurait dans le silence de l’agonie d’une utopie. Tout n’était qu’un cauchemar d’apocalypse désormais. Elle ne savait pas si elle survivrait. Beaucoup de gens innocents, qu’elle avait connu, des âmes qui n’avaient rien demandés et qui s’étaient reconstruits une vie parmi eux, s’étaient éteints devant ses yeux. Impuissante, elle avait assisté au carnage, cachée sous les cadavres des siens.

Le ciel ne s’était pas colorisé de rouge. Le front s’était déplacé à toute vitesse. Elle s’était retrouvé derrière les Quincy, qui, armés de la force qui leur avait permis de contenir et d’exterminer les Hollow, se chargeait désormais d’expurger leurs frères, aujourd’hui devenus ennemis.

Son sac de course était répandu au sol. Pourtant, comme une enfant qui aurait voulu s’accrocher à un meilleur réel, elle avait rassemblé ces tomates juteuses, éclatées sur le sol. Ces radis écrasés. Elle avait tout rassemblé. Et comme tout être qui avait assisté à la naissance du pire, bête nauséabonde qui grossissait de l’orgueil et de la stupidité des âmes, elle s’était cramponnée au réel et à la vie. Elle avait marché.

Quand des âmes agonisantes avait tendu la main vers elle, telle le fantôme qu’elle était, affublée d’un linceul carmin, elle s’était laissée porter dans l’horreur, sans se retourner, sans s’attarder sur ceux, qui se réincarnerait dans le mondes hommes, cherchait à l’appeler vers sa prochaine existence. Quelle folie, se prit-elle à penser. Tout n’était que folie. Folie, folie, folie…

Arrivée chez elle, elle ne fut pas surprise. La demeure majestueuse de plusieurs étages dans le style architectural traditionnel des émissaires de ce côté du monde des esprits, était aujourd’hui des ruines.  Un oncle l’accueillit. Son clan avait été méthodiquement massacré. Sa mère était à sa recherche.

Bien entendu, on cherchât à la retenir.  Mais on ne retient pas un enfant qui cherche son parent, tout comme un parent ne peut être retenu de chercher sa descendance.

Jamais la tragédie n’avait-elle autant de force dans sa mémoire que lorsqu’elle vit sa mère se faire transpercer devant ses yeux d’une de ses flèches de lumière immaculée, sur la place du quartier non loin de où ils avaient habités.

Un cri. Une répétition. La perte de l’innocence. Y avez-vous déjà pensé, vous ? Une mère, un père, parent, c’est irremplaçable. On ne le choisit bien souvent pas, mais il est unique. En avoir un mauvais détruit une enfance. Les perdre sous ses yeux aussi. Symboliquement, alors qu’elle hurlait cet enfantin mot qu’est « maman », une part d’Honoka avait été détruite, irrémédiablement, lors de la seconde grande guerre. Même des siècles plus tard, la cicatrice lancinerait encore de cette douleur qui l’avait traversé en cet instant.

Foudroyante, son esprit s’était voilé, alors que ses genoux l’avaient lâché. Le goût du désespoir. L’envie de ne plus exister. Peut-être que c’était ce que ressentait les êtres qui devenaient des hollow ? S’était-elle demandé à ce moment-là… Car hormis la douleur qui traversait son cœur, ses larmes qui répondaient à sa souffrance, son cœur s’était tut, ratant un mécanique battement, pour ne laisser que le vide et l’envie de hurler. Un cri féminin d’horreur étouffé.

L’instinct vengeur. Se relever. Attraper n’importe quoi. Se jeter sur le responsable. Tant pis si c’était dangereux. Elle voulait retrouver sa mère. Elle voulait qu’on lui rende le paradis dans lequel elle était née. Elle voulait qu’ils s’excusent. Tous. De cette folie. Elle voulait qu’ils souffrent aussi. Autant qu’elle avait souffert.

On la souleva de terre, pour lentement la conduire à l’agonie. La jalousie satisfaite d’avoir profané ce que l’on pensait avoir perdu et légitimement récupéré. Dans cette lente étreinte pour étouffer cet enfant qui représentait pour ce Quincy, le sens de son existence volé, toute la tragédie du moment pouvait s’inscrire.

Elle pensait que c’en était fini d’elle. Honoka se sentait légère alors que de moins en moins de force répondait à ses coups pour se libérer. Et tout aussi brutalement, une lame s’était plantée dans le torse de celui qui voulait la tuer.

Vis. Vis. Tu es celle qui m’a protégé, alors tu dois vivre.Te relever et te battre. Avait murmuré faiblement une voix familière qui tranchait tant avec la sienne.

Tu es tellement classe, Jun’, pensât-elle, alors que le Quincy à la gorge tranchée succombait à d’autres coups de wakizashi. Poignardé, il s’effondrait, en même temps que l’air tentait de se frayer un chemin dans sa gorge qu’elle avait crue broyé. D’un geste, il avait balayé sa sauveuse. Mais la lame de Jun’ avait atterri aux pieds d’Honoka.

La tête du bourreau de sa mère fut sauvagement poignardée de haut vers le bas à plusieurs reprises. Chaque répétition du geste, elle l’intimait à la mort du plus cru des « crèves » qu’une enfant pouvait exprimer. Mortellement blessé, le cerveau endommagé, elle n’eut qu’un souhait lorsqu’il rendit son dernier soupir : que celui-ci aille en enfer.

456 – Les prémices du goteisantai
Junyuri et Honoka se tenaient au pas. Elles portaient un kimono noir. Un siècle s’était écoulé. Peu de gens cherchaient à en parler. Tout n’était qu’un cauchemar dont les ruines avaient disparues. Aujourd’hui, les émissaires avaient reconstruits dans les ruines que leurs sanguinaires bourreaux leur avaient laissées. Aujourd’hui, ils étaient les dieux de la mort.

Elles avaient grandies ; Jun, plus qu’Honoka. Mais elles étaient des survivantes. Elles connaissaient, avec bien peu de survivants, la tragédie qui s’était abattus sur eux et leurs familles. La haine et la souffrance les habitaient encore, parfois. Mais les deux jeunes femmes préféraient s’orienter vers l’avenir. Le gouvernement militaire qui s’annonçait était l’évidence. Et d’ores-et-déjà, elles se préparent pour en être digne. Pour réussir là où le vendenreich s’était déshonoré.

499 – L’exécution de Benehime
Est-ce que c’était pour le mieux ? La scène au loin qui se déroulait avait une saveur étrange. Et à sa ceinture, la lame de sa trancheuse d’âme semblait tout aussi déconcertée et peu convaincue de ce qu’elle voyait. Qu’importe le crime commis, cette femme leur avait fourni les armes pour se défendre et accomplir leur mission. Si aujourd’hui, elle était la femme qui inspirait la crainte à ceux qui par le passé, n’avait vu en elle qu’une stupide gamine, c’était grâce à elle – et Dairokutenmaō –, son travail et les recherches qu’elle avait mené. On parlait d’une tentative de créer quelque chose de contre-nature pour l’univers, mais fallait-il l’exécuter pour cela ? Elle qui avait violemment réprimé et châtié ses adversaires par les flammes du roi ardent qui habitait sa lame, elle ne souhaitait pas cette exécution.

Cette manière de tuer quelqu’un de faible et désarmé lui rappelait de très mauvais souvenirs. Une cicatrice qui s’était aujourd’hui éteinte, mais qui restait douloureuse. Qu’avait-elle bien pu chercher à créer de si grave qu’il fallait la tuer pour cela ? La connaissance de l’univers que Benehime leur avait apporté intimait le respect pour Honoka, qui ne pouvait se résoudre à voir en cette femme une criminelle. Elle se demandait si le Roi des Âmes avait réellement ordonné cette exécution, mais préférait taire ses doutes.

Elle fit une silencieuse prière, quand l’âme de la savante fut détruite…

750 – ère actuelle
Honoka est désormais Fukutaicho de l’ichibantai. Après de longs états de service et une certaine sagesse acquise par-là sa maîtrise du combat, elle est l’une des plus fervente défenseuse du Roi des Âmes.

ALTER EGO
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Sur quel appareil jouez-vous ? PC, téléphone et d'autres trucs
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Avez-vous un parrain ? Ragnagna Lobrok
Est-ce une Réincarnation ? HRP parlant, on peut dire que oui. Mais la fiche est 100% originale.
Est-ce un Double-Compte ? Non.
Connaissez-vous l'univers de Bleach ? Plutôt oui. Je suis le genre de personne à aimer traîner sur les wiki pour lire, plutôt que de lire le manga directement.
Est-ce votre premier forum RPG ? Nope.
Une allergie particulière ? Pas que je sache.
Q.L.F. ? Alors, on me souffle à oreillette : "Deux frères grave surcotés". Sinon, je dirais que les amis sont la seconde famille sur laquelle on peut compter lorsque c'est impossible de se confier à la première.
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Date d'inscription : 05/11/2018
Barzaq
Barzaq
Mar 9 Avr - 8:44
Salut et bienvenue !

Malgré tout ce que Raniar à pu dire, j’ai lu ta fiche (merci l’ost de dbz sans quoi j’aurais sûrement délégué :wola:). Inutile de passer par quatre chemin. C’est l’une des fiches les plus fournies qui m’ait été donner de lire depuis belle lurette. Une petite demoiselle haut en couleur qui n’hésitera pas à faire parler d’elle vu son tempérament enflammé ! Le rôle sied parfaitement à la psyché de ton personnage, mais aussi de ton esprit. C’était comme si la brigade Iryoku avait été créer pour Honoka. Pour moi c’est tout bon, n’hésite pas à proposer ton potentiel et à passer sur le Discord pour toutes tes questions et/ou tout simplement pour saluer tes camarades de jeu héhé !

Ah oui et information capitale ; Qlf c’est avant tout pour que le fight voyons ! (En même temps, les explications de Raniar j’comprend que ce ne soit pas folichon).

Félicitations !
Il semblerait que vous ayez été validé Fukutaicho de l’Ichibantai au rang A.

Que l’on déroule le tapis rouge pour Fifi Brindacier ! Tes accès te seront accordés sous peu et ta Fiche Technique sera générée dès que possible. Tu peux – en attendant – commencer par te rendre dans la Gestion du personnage afin de commencer ton carnet de bord mais aussi poster une demande de RP (si jamais tu n'as pas d'amis).

Bon courage !
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