Le sabreur et son sabre ~ SOLO
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Murazaki Tengoku
Ven 21 Juin - 18:34
Une nuit étoilée, se dévoilant entièrement de par son manque de nuages. Un calme à en glacer le sang si ce n’est le bruit de quelques personnes marchant à l’extérieur de mon bureau. La lune baignant de ses rayons mon corps à travers la fenêtre de mon bureau. Un verre d’alcool à la main, le nez pourpre ayant trop bu, je ne pouvais m’empêcher de rire seul, face à ce spectacle. Une monotonie, une paix, vivre la même chose tous les jours. Etait-ce pour ça que j’étais devenu Capitaine ? Etait-ce pour ça que je me battais, afin de voir des personnes qui se complaisaient dans cette paix fictive et avaient abandonnés la recherche de leur force pour devenir de plus en plus puissant ?

Je me demandais même si c’était nécessaire que je continue à faire ce que je fais. Est-ce qu’au final le but que je me fixe depuis le début, créer un nouveau Seireitei bien plus puissant, est réellement réalisable avec ce que j’ai à disposition. Et même, une fois que ce but était accompli, et ensuite ? Qu’est-ce que je faisais une fois que c’était fini ? Je devrais tout simplement m’arrêter là et prendre une retraite, ou partir loin, ou rester tel un ermite qui pourrira jusqu’à la fin de ses jours ? Je n’avais pas envie de rester terrer en ces murs, et je n’en aurais jamais envie. Je voulais voir ce que le monde avait à offrir, et devenir la personne la plus puissante. Mes yeux se dirigeant vers la montagne visible depuis mon bureau.

« -Le plus puissant… », dans un murmure, mélangeant fatigue et nonchalance.

Peut-être que ce but était plus loin que je ne le pensais, est-ce que j’avais fais les bons choix depuis le début ? Ou est-ce que je me perdais en mensonge. Mais ce qui était sûr, c’était que je me perdais en excuse pour le temps que je mettais à accomplir mes rêves, mes objectifs. Finissant le verre dans mes mains, je le jetais par la fenêtre tandis que j’entendais les personnes s’affoler en bas de par le bruit. Aaaah, quelle bande de vermines… Je retirais calmement le bandeau de mes yeux, me regardant dans le miroir.

Ce miroir me reflétait parfaitement, me reflétant aussi bien que ses yeux quand il est mort. Aaah, quelle plaie. Je remettais ce bandeau sur mon visage en expirant lourdement, un air chaud et puant l’alcool. Je sentais que mon corps était lourd, fatigué. Ma tête frappait lourdement le bureau, accompagné par un râlement de ma part suite à la douleur.

Ce poison qui parcourait mes veines fut rapidement dégagé de par le Reiryoku traversant mon corps, disparaissant tout simplement. Ce poison disparu, j’étais de nouveau de retour à un mode de pensées plus simples, à ce que je ferais d’habitude. Enfin, c’était ce que je pensais, car pas grand-chose ne changeait, mes idées ne se changeaient pas, et cette sorte de dépression non plus. Peut-être que j’ai vécu trop longtemps, mais ce n’était pas mon style. Sûrement un ennui ? Rien n’est moins sûr.

Mon regard vacant, ne cherchant pas réellement de points fixes dans l’espace, se portait sur Suraihebi, ce fameux Zanpakuto qui me tient compagnie depuis aussi longtemps que je m’en rappelle. Sûrement la personne la plus familière que je connaissais. Cependant, je n’avais pas une confiance totale en lui, seulement quasi-totale. Pourquoi donc ? Le Sotaicho était capable de communiquer avec lui, et presque de forcer des informations sur ce qu’il avait de nouveau sur moi, comme ce que le Sotaicho fait à chaque fois qu’il nous voit de nouveau. Et pas forcément quelque chose que j’apprécie particulièrement, à vrai dire. Et au contraire même…

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Murazaki Tengoku
Ven 21 Juin - 18:36
Comme un phare sur les côtes maritimes, le sabre vibrer tout en luisant d’une très légère lumière dorée. Quelque chose que je m’amusais à appeler quelques fois le « Reiryoku Impérial » ou des trucs dans le genre. C’était assez amusant, il ne fallait pas se leurrer. Cependant, ce n’est pas tout le temps qu’il réagissait comme ça quand il n’avait pas soif de sang pour se rassasier -enfin, façon de parler, c’est un sabre il ne peut pas se nourrir de sang-. Et évidemment, il n’y avait qu’une seule raison pour laquelle celui-ci m’appelait. M’enfin, pas que ça m’intéresse. J’allais presque l’ignorer si ce n’était pas pour cette vois qui pénétrait ma psyché.

—Tu comptes m’ignorer encore combien de temps ?

Aaah, s’il ne me l’avait pas encore fait remarquer, je l’aurais sûrement ignoré pendant des heures et des heures, je n’étais pas dans l’humeur de me farcir un sabre qui n’hésiterait pas à se moquer pour je ne sais quelle raison. En temps normal, c’est facile à gérer car étrangement, nos caractères sont plus proches l’un de l’autre que ce que l’ont peut réellement croire. Mais ce n’était pas fini, cette voix, cette voix serpentine se faisait de nouveau entendre, un peu comme le murmure diabolique d’un mauvais esprit qui tenterait de vous corrompre.

—Viens "ici", il est plus que temps d’avoir une vraie conversation.

Je soupirais avec puissance, assez lourdement pour que lui-même le comprenne. J’étais à deux doigts d’attraper une nouvelle bouteille, me forçant à m’arrêter sur ma lancée pour ne pas être ridicule à ce point devant quelqu’un que je considérais comme un frère. Mes yeux se fermaient lentement, comme si j’allais m’endormir, tandis que ma psyché fusionnait avec le sabre dans une méditation des plus fascinantes. Quand je rouvrais les yeux, je n’étais plus à mon bureau, mais dans un nouveau monde. Un monde… Fascinant, si on puit dire.

C’était un champ de bataille, les courants d’eaux passant aux creux de celui-ci étaient pourpres, comme si ce n’était plus de l’eau qui coulait mais du sang. Le ciel lui-même était devenu rouge, tandis qu’une fine pluie rouge descendait constamment des cieux, comme si le Paradis lui-même pleurait la perte qu’il y avait avec ce champ de bataille digne des plus grands massacres. Le soleil et la lune étaient tous deux dans les cieux, seulement ils étaient fracturés, détruits, ne laissant que ruines de ces astres célestes. Des centaines de milliers de corps étaient présents, comme des carcasses vides avec tout autant, si ce n’est plus, d’armes plantés parsemés à travers cette blague funeste.

Personnellement, je me tenais debout sur l’eau d’un lac rouge, reflétant mon corps sur celui-ci. En face de moi à quelques mètres se tenait la copie conforme de ma personne, si ce n’était pour les crocs de serpents et les yeux qu’il cachait derrière un bandeau identique au mien. Le serpent rusé en personne, la personne qui ne désirait que voir la fin de mon monde en ma présence. Des fois, j’avais l’impression que tout ce qu’il aimait était carnage, tandis que d’autres fois c’était mener des peuples à leur destruction.

« -Pourquoi me demander ici ? Tu dois bien avoir une raison. Dépêche-toi, je n’ai pas que ça à faire, tu le sais très bien. »

—Tu ne m’as toujours pas raconté ton plan, celui dont tu prends si confiance depuis des décennies.

Mon corps se tendait une nouvelle fois, il y a bien une raison pour laquelle je ne le lui disais pas, à la prochaine rencontre avec le Sotaicho, celui-ci le saurait. Peut-être que Hebi le savait lui aussi, mais sa curiosité le tuerait sûrement. C’est pourquoi des mots secs sortaient de mes lèvres.

« -Et tu ne le sauras jamais, alors arrête de demander. »


Je sentais la tension se créer à travers la scène, tandis qu’avec réflexe, nous tenions tous les deux avec force le manche de deux sabres identiques.


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Murazaki Tengoku
Ven 21 Juin - 18:37
Il ne parlait pas, et moi non plus je ne parlais pas. Il n’y avait pas de mots à se dire, et les paroles seraient inutiles, si ce n’est qu’alimenter un débat stérile qui ne prendrait jamais fin. C’était ridicule de voir se combattre, et pourtant c’était la meilleure communication pour des guerriers comme nous. Certes, certains me trouveront faible à cause de comment je me comportais au quotidien, mais n’est-ce pas tant mieux ? Si je veux accomplir ce que je veux, plus le nombre de personnes qui me trouvent faible est important, et mieux je me porterais. C’était un fait, et une vérité qui restera gravé à jamais dans les temps.

Finalement, comme si le moment était opportun, que c’était maintenant et pas à un autre moment, nos deux pieds bougeaient en même temps sur ce lac. Nous nous déplacions l’un vers l’autre, tandis que ces sabres venaient d’une direction opposée. Seulement le choc du métal accompagnait les mouvements rapides et fluides que nous proposions l’un envers l’autre. Un moyen de communiquer pour deux personnes qui ne raconteraient jamais la vérité s’ils employaient des mots, c’était devenu la seule solution pour pouvoir raconter une histoire.

Une chose étrange, se répétant en boucle sur ce champ de bataille qui ne connaissait pas de fin, se produisait à un énième coup de sabre qui s’entrechoquaient. Les carcasses sans vies se relevaient de leur lieu d’éternel repos, tandis que leurs mains pourries attrapaient les armes qui étaient leurs avant leur fin tragique. Ils les attrapaient, redevenaient vivants tandis que la pourriture partait. Les cris de guerre, les cris de douleurs et les cris de désespoirs se mélangeaient de nouveau autour des deux acteurs principaux de ce drame.

Quand je me faisais trancher, un des deux camps commençait à perdre. Quand c’était l’inverse, l’autre camp commençait à perdre. Mais au final, l’issue était toujours la même, les guerres étaient bien souvent trop identiques, les mêmes erreurs se répétaient sans cesse dans ce combat archaïque qui n’utilisait aucun stratagème si ce n’était qu’un combat de chien fou qui ne cherchait qu’à appuyer son propos. L’un avisait l’autre de ne pas réaliser la folie qu’il voulait faire, tandis que l’autre refusait d’entendre raison et voulait que son rêve voie le jour, que ce qu’il s’est battu pour puisse se réaliser.

Mais cependant, l’issue était toujours identique. La tragédie ne se finissait jamais bien, ni pour un camp ni pour l’autre. Le sang coulait à flot de mon corps, tout comme celui d’Hebi, pour se joindre au lac sous nos pieds. Les deux camps étaient déjà décimés, sans aucuns survivants. L’histoire joyeuse n’avait pas de place pour un champ de bataille, et c’était une réalité incessante pour moi qui revivait un tel cauchemar chaque fois que je fermais les yeux. La voix insupportable du serpent se faisait de nouveau entendre à mes oreilles après cet acharnement.

—Tu n’as pas le droit de priver le futur de tes subordonnés pour tes idées lunatiques. Même si je ne connais pas ce que tu prépares, je sais comment ça se terminera. Et ce sera sûrement le pire de tous les scénarios. Pourquoi aller jusque-là ?

« -Ahahahah, même si je te le disais, tu ne comprendrais sûrement pas. Je mettrais tout ce qui est en ma possession pour arriver à mes fins, même si sur mon chemin il doit y avoir une trainée de sang et des montagnes de cadavres, je ne reculerais devant rien pour réaliser mes ambitions, et tu devrais le savoir mieux que quiconque. Peut-être que je suis né du pêché d’avarice, mais un serpent comme toi devrait connaître ce genre de choses. »

Un puissant rire s’échappait de mes lèvres pour appuyer mes propos. Evidemment, je ne reculerais devant rien pour réussir ce que je voulais faire. Et ça, rien au monde ne me fera changer d’avis. Pas même les propos de cette personne que je considérais comme mon frère.

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Murazaki Tengoku
Sam 22 Juin - 20:09
Le combat était dans une impasse, et les deux personnes pouvaient le remarquer facilement. Un style de combat identique, des prises de risques identiques, et surtout la même capacité de pouvoir se téléporter à leurs guises. C’est pourquoi aucun des deux ne pouvait avoir cette opportunité de gagner l’avantage sur l’autre. La lune rouge brillait de sa lueur écarlate sur la scène, renvoyant cette lueur à plusieurs endroits comme si elle se reflétait dans chacune des gouttes de sang qui a perlé cet endroit. Je regards calmement autour de moi, avant de soupirer. Certes, cette vue était déconcertante et je me demandais même si ça valait réellement le coup d’en arriver là un jour. Mais mes idéaux se ressaisissaient bien vite, car pour moi, c’était quelque chose de précieux, quelque chose qui valait tout l’or du monde.

Rapidement, je tranchais l’air pour enlever le sang qui se trouvait sur ma lame, envoyant celui-ci dans le lac, encore une fois. Evidemment, les blessures étaient superficielles dans ce monde si spécial. Comme si le temps remontait, le sang rentrait une nouvelle fois dans nos corps tandis que la fatigue qui s’installait dans nos esprits se dissipait. Je savais bien ce qu’il voulait me montrer, je n’avais pas besoin de paroles pour le remarquer dans ses yeux. Et comme si quelque chose venait à changer dans le monde, comme si c’était une téléportation de l’entièreté de l’espace dans lequel nous nous trouvions. Comme s’il venait à se renverser pour laisser place à la deuxième face d’une même pièce. En réalité, c’était plus ou moins comme ça.

Nous étions toujours debout sur le lac, mais l’eau n’était plus un rouge écarlate synonyme de sang. Au contraire, l’eau était d’un bleu transparent qui laisserait tout de même voire aisément jusqu’au fond, tandis que sur cette eau se reflétait la lune immaculée, baignant de sa douce lueur les personnes se retrouvant ici. Seulement, dans le reflet du lac, comme l’autre face cachée de cette pièce, l’ancien champ de bataille était tout de même visible. Mais dans ce cas, où est-ce que nous nous trouvions ? Et bien, j’avais déjà la réponse.

A la place des anciennes ruines, de ce champ de batailles et de ces montagnes de cadavres se trouvait une cité magnifique. Il n’y avait plus de guerres, plus de combats, et seulement une cité qui se voulait riche. Les gens marchaient dans celle-ci tandis que le lac sur lequel nous nous trouvons était en réalité à l’intérieur de la ville, servant d’une sorte de « parc » ou je ne sais quoi. Littéralement l’opposé de l’endroit où nous nous trouvions précédemment. Je me doutais bien de ce que l’homme en face de moi voulait me dire, mais je n’en avais que faire. C’est pourquoi je secouais calmement ma tête.

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Murazaki Tengoku
Sam 22 Juin - 20:11
Un silence pesait sur la zone tandis que j’attendais qu’il parle, et lui attendait que je parle. J’avais tout mon temps, et je ne comptais pas « perdre » ce conflit qu’il y avait actuellement. Mon propos était pur, du moins à mes yeux, et je ne comptais pas reculer devant ce que je voulais. Et alors que mon cerveau fusait pour réfléchir, Hebi commençait à parler, tendant un bras en direction de la populace qui se trouvait ici, joyeuse et sans aucuns soucis.

—Tu vois bien ce qu’il se passe ici n’est-ce pas ? Il n’y a aucun problème, tous sont joyeux et vivent en harmonie. Donc pourquoi est-ce que tu souhaites briser ce genre d’harmonie et de paix ? A quoi est-ce que cela te servira ?

Honnêtement, je ne pouvais pas m’empêcher d’exploser de rire une nouvelle fois. Cet homme en face de moi n’était vraiment pas le genre à se soucier des autres, les vies n’étaient peut-être pas des pions, mais n’étaient pas très importantes non plus. Je le connaissais bien, et la seule raison qu’il avait de craindre à ce point ceci était sûrement deux choses à mon humble avis. Premièrement, ma mort, ce qui ne laisserait aucune autre personne brandir cette arme pour le nourrir de sang. Deuxièmement, c’était tout simplement sa propre destruction. Et si le chemin que je choisissais était tellement dangereux qu’un jour un être serait capable de littéralement détruire mon sabre ? Si ça arrivait, qu’est-ce que je pourrais faire ? Peu importe, le moment n’était pas à ça et je préférais me concentrer sur le présent tout en gardant un œil sur le futur.

Je tenais tout simplement mon arme dans ma main, la serrant un peu plus tandis que je regardais une nouvelle fois les lieux nous entourant, un simple ricanement moqueur s’échappant de mes lèvres. Est-ce qu’il pensait réellement que ce genre de choses était un accomplissement ? Evidemment qu’ai final j’aimerais avoir ce genre d’endroits pour mon peuple, mais pour le moment il en était impossible. Pour qu’il y ait ce genre d’endroits, il ne faudrait aucuns ennemis.

« -Ce genre d’endroits est tout à fait impossible dans les états actuels. Un peuple de ce genre serait faible. Se complaire dans la paresse et la paix affaiblit une génération entière, tandis que se battre sur des champs de batailles dans des guerres aux proportions inimaginables ne fait qu’augmenter en puissances. Il est impossible de rester figé dans le temps et espérer que la paix dure éternellement. La paix n’est qu’un état temporaire, tant qu’il y a des êtres qui seront capable de réfléchir, la guerre existera sans cesse. »

Mon arme en main, je me projetais instantanément sur l’homme en face de moi, tandis que lentement le paysage se fondait pour revenir à celui précédent, revenant au carnage sans nom avec des cris des innocents qui se trouvaient dans la ville. La pièce se retournait petit à petit, laissant place à la vérité des lieux. Une guerre sans fin. Mon arme fendait l’air pour trancher l’esprit du sabre, tandis que celui-ci se protégeait en frappant avec le sien, tandis qu’un puissant cri strident se laissait entendre. Nos yeux -ou du moins nos bandeaux- restaient fixés l’un sur l’autre, tandis que je continuais à parler.

« -Le seul moyen que la guerre s’arrête éternellement est qu’une personne égale à Dieu, ou même Dieu lui-même, décide d’agir et de tout arrêter. Mais il n’en a pas envie, et un jour j’y arriverais. »

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Murazaki Tengoku
Sam 22 Juin - 20:12
L’issue du combat était de nouveau difficile à déterminer. Après tout, dès que j’attaquais, il arrivait à parer mon coup. Dès qu’il attaquait, je parais son coup. C’était difficile de savoir qui arriverait à gagner, car chacun de nous deux utilisait une combinaison de plusieurs atouts. Une combinaison de Bakudos afin de sceller les mouvements de l’autre, puis des attaques minimes au Hado pour empêcher l’autre personne d’attaquer, tout en essayant de le trancher avec un sabre empli de pression spirituelle. L’affrontement était d’autant plus déchirant qu’auparavant, car aucune des deux personnes ne voulait céder du terrain.

Seulement, l’inévitable arriverait bien assez tôt. Je l’ai déjà battu une fois afin d’en prendre le contrôle pour avoir mon propre Bankai, et ça arriverait bien la deuxième fois. Je m’améliorais sans cesse, je dépassais mes limites toujours plus. Et cette fois-ci ne serait pas différent de ce premier combat où j’ai passé un marché avec lui. J’aurais pu ne pas passer de marché avec cet homme, car après tout je l’avais complètement déchiré. Mais un marché a quand même été passé, car je voulais qu’il soit mon camarade après tout. Et quelle meilleure façon de communiquer dans un tel moment que de de nouveau se battre à mort ?

Une faille dans sa défense arrivait bien assez vite, tandis que la pointe de mon sabre, tel un serpent ayant trouvé sa proie, fusait à l’intérieur. Et dans un bruit grotesque, se plantait à l’intérieur du corps de l’homme. Sa défaite était dès lors annoncée, et lui-même savait ce que cela coûtait, il n’avait plus le droit de renoncer aux projets de son ami et porteur. C’était le coût pour le perdant de ce duel, et les deux hommes qui poussaient leurs convictions le savaient très bien tous les deux. C’est pourquoi l’esprit du sabre baissait sa tête en soupirant tandis que je sortais le sabre de son corps tandis qu’il tombait à genoux.

« -Mon plan n’est pas un rêve, car il deviendra une réalité un jour. Cesse ton obsession de vouloir protéger des gens, ce n’est pas du tout comme toi. Tu as simplement peur que moi ou toi disparaissions de ce monde. Mais même si nous venions à disparaître, ce sera dans une puissante explosion qui fera trembler le monde. Retiens bien ça, Hebi. »

Puis je me retournais calmement, lâchant un dernier regard au monde à l’intérieur du sabre, avant de tout simplement disparaître, sortant mon esprit de celui-ci pour revenir d’où je venais, à l’intérieur de mon bureau, en baillant un coup. Tout ça a bien fatigué mon esprit, il fallait l’admettre.

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Murazaki Tengoku
Mer 26 Juin - 2:53
Et cette fatigue n'arrivait pas en vain, car peu de temps après je sentais mes paupières se fermer lentement, luttant pour rester éveiller, battant comme les ailes d'un papillon peu de temps après. Cependant, la fatigue n'était pas physique mais bien mentale à cause de ce qu'il vient de se passer après les évènements précédents. Mais ce n'était malheureusement pas la fin, car tandis que mes yeux se fermaient et que je disparaissais dans le domaine des songes, en rouvrant les yeux je me trouvais ailleurs, dans un monde étranger tandis que je ne contrôlais pas mon corps mais était le spectateur d'un mauvais rêve. Sûrement le coût d'Hebi ça, quel enfoiré. Ce n'était qu'une pure désillusion, après tout, mais bon, je n'avais pas la capacité de me réveiller comme ça, il fallait que j'arrive jusqu'à la fin.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

J'avais finalement assez de temps en dehors de mon entraînement quotidien pour me préoccuper de quelque chose qui me taraudait l'esprit depuis pas mal de temps déjà. Je voulais me lancer moi-même un défi, le défi des salles de pièges du dojo. Après tout, déjà quelques personnes y ont participé, et je n'en ai entendu que du bien. Apparemment, il était facile de s'entraîner là-bas. Et c'était ce que je voulais, moi. Je voulais m'entraîner, être capable de dépasser mes limites encore et encore. C'est pourquoi j'avais décidé, juste après avoir fini de déjeuner, de me rendre dans ma top condition en direction du Dojo dans cette belle journée ensoleillée.

Je devrais finir assez rapidement pour avoir encore assez de temps pour mon entraînement quotidien après ça. Après tout, ça ne serait pas le plus complique de le finir je pense, ça prendrait juste énormément de temps, sinon il n'y aurait pas énormément de shinobis qui l'auraient finis. Bon, après tout, peut-être que certains se vantaient simplement, mais je ne les connaissais pas assez pour savoir s'ils mentaient ou non, alors je laissais le bénéfice du doute. Et peu de temps après, j'arrivais finalement à ce dojo auquel j'empruntais chaque jour un terrain d'entraînement.

Je ne connaissais personne qui travaillait directement au dojo, après tout mon cercle de connaissances n'était pas si rempli que ça pour l'instant. Mais je remarquais directement la personne en charge du dojo, enfin, qui semblait l'être en tout cas. Apparemment c'était le gardien des lieux, alors je le saluais respectueusement tout en lui faisant comprendre que je me dirigeais en direction des salles piégées. Il acquiesçait forcément ma demande, ne voyant pas pourquoi il refuserait. Je lui faisais mes salutations respectueusement tout en m'y dirigeant vers l'endroit qu'il m'a montré, lui souriant au passage.

J'arrivais donc à la première salle, refermant calmement la porte derrière moi. J'examinais avec calme la salle dans son entièreté. Des piques de bois jonchaient le sol, sûrement pour tous ceux qui tombaient des petits piliers de bois. Ils devaient sûrement faire très mal, et se faire planter par un en entier.. Ah, je n'avais vraiment pas envie que ça m'arrive, moi. Bien que ça ne m'arriverait jamais parce que j'étais bien trop agile pour ça, hehe. Finalement, je remarquais les kunais et shurikens ainsi que les cibles. C'était évident ce qu'il fallait faire, mais même si je pouvais les viser, j'étais certain de perdre du temps précieux pour les planter. Après tout, pour apporter un domaine à son summum, il fallait en sacrifier un autre.

"-Hm, j'me demande si ça ça peut marcher ?"

Calmement j'accumulais du reiryoku dans la plante de mes pieds tout en récupérant une sacoche de kunais. Je commençais à marcher sur les murs calmement à l'horizontale avec la sacoche de kunais en main. En peu de temps à peine, j'arrivais au dessus d'une cible, m'accroupissant sans problème tout en étant collé au mur. Je sortais un kunai pour le planter directement dans la cible. Peut-être que ça compterait quand même comme toucher la cible ? Et apparemment, oui, à tel point qu'une sorte de trappe sur un mur s'ouvrait pour tirer vers le milieu de la salle un jet d'eau. Je savais qu'elle était brûlant à cause de la légère fumée blanche qui s'y dégageait.

J'étais confus, pourquoi un piège comme ça est apparu sans me viser ? Je ne comprenais pas, mais je n'allais pas m'arrêter pour autant, je continuais à planter mes kunais dans chaque cible. Des flammes qui visaient le milieu de la salle au deuxième kunai planté, de l'eau glacé qui sortait d'un canon au troisième, des kunais qui sortaient d'un mur au troisième kunai, de l'huile au cinquième, et ainsi de suite. J'étais de plus en plus confus. Pourquoi aucun ne me visaient alors que j'étais juste à côté d'eux, au dessus des cibles ? J'étais assez confus, et je finissais rapidement cette première épreuve, attrapant la clé derrière la onzième cible.

Avant de partir, j'attrapais de nouveau chacun des kunais tout en les rangeant dans le sac, marchant sur le côté du mur pour aller les ranger à leur place initiale. Finalement, j'introduisais la clé obtenue dans la serrure, et avant de partir en direction de la seconde salle, je lançais un regard empli de confusion dirigé à la première salle. Je n'avais absolument rien compris de ce qu'il venait de se passer, mais j'avais réussi. Je devrais peut-être prévenir Kobayashi de la facilité de cette première salle..

Ah, en y repensant, j'avais peut-être fait quelque chose de mal non ? Peut-être qu'en vérité ce n'était pas comme ça qu'il aurait fallu passer cette épreuve, mais en les laissant, et là les canons et pièges auraient pu me toucher contrairement à l'endroit où j'étais positionné. Ahem, j'ai peut-être trouvé un point faible sans faire exprès, et une goutte de sueur coulait de mon front quand j'imaginais que j'allais sûrement me faire insulter pour avoir fait ça. Je devrais peut-être garder ça un secret de Kobayashi, finalement..

Enfin bon, tout ça n'était plus que le passé maintenant, même si ça s'est passé il n'y a seulement que quelques minutes ! Allez, en direction de la seconde salle de pièges, yeah !

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Murazaki Tengoku
Mer 26 Juin - 2:54
A peine la porte ouverte, je ne voyais rien à part les deux/trois mètres devant moi, mais même eux étaient très flous. Mais une fois la porte fermée, je ne voyais quasiment plus rien. C’était difficile de voir plus loin que mon propre bras, mais la porte fermée semblait activer une sorte de mécanisme. Clic, clic, clac. Et boum. Les mannequins que je ne voyais pas se mettaient en route sur les rails présents au sol de la pièce. Bien que j’entendais quelque chose, je n’étais pas prêt à quoi que ce soit. Après tout, je ne pouvais pas m’attendre à ce que tout ça commence dès le moment où je rentrais sans pouvoir réfléchir comme je l’ai fait avant. Mais c’était déjà trop tard. Paf, boum, je ressentais des coups frapper mon corps, venant à reculer instantanément par réflexe.

Mais ça ne changeait rien, je n’étais pas sur mes gardes, et ça m’a coûté de me prendre quelques coups. Mais mon dos à la porte, je ne me faisais attaquer par rien, ces choses invisibles ne venaient plus vers moi avec l’intention de me frapper et me malmener. Peut-être qu’à la porte, c’était une sorte de zone sûre ? Au moins ici je pourrais réfléchir calmement à la situation. Mais des bruits stridents rentraient dans mes oreilles, suivis par les bruits des pantins sur les rails. Il était de savoir lesquels faisait quoi. Difficile à dire. Non, c’était un euphémisme, c’était totalement impossible de savoir qui faisait quoi. Il fallait trouver une autre solution ..

Et je crois bien que je l’avais trouvé, cette solution. Bon, il fallait se l’avouer, elle n’était totalement pas orthodoxe, et j’étais certain que personne ne l’avait déjà utilisé comme je l’avais utilisé. Ces pièges devaient être vaincus, surmontés, avec ruse peut-être. C’était sûrement désigné comme ça. Mais chacun avec ses forces et ses faiblesses. Mon sourire augmentait sur mon visage alors que je fonçais dans le tas partout où j’entendais du bruit. Mes poings fusaient dans le tas, mes jambes détruisaient des bras, j’arrachais des têtes.

Je n’arrivais pas réellement à me concentrer, les bruits stridents provenant de deux marionnettes me brisaient les tympans. Il fallait que je m’en débarrasse en premier, c’est pourquoi je les ai transformés en bout de bois en premier. Mais ces distractions ont laissés mes bras se faire couper par des pantins qui passaient par là. Un grognement de frustration sortait de mes lèvres alors que je m’attaquais à deux autres pantins. Un moment d’inadvertance, et mes mains étaient coupées alors que j’agrippais un pantin. Tant pis, je l’emportais avec les coupures qu’il procurait à mon corps. Mais ma chance n’était pas avec moi aujourd’hui, car même après les avoir tous détruits, il n’en restait qu’un que je n’avais pas détruit, et comme par hasard celui qui avait sûrement la clé… Je soupirais alors que je rentrais dans le tas directement.

Mon poing dans le visage du pantin venait à le faire reculer de son rail en un instant, tandis que sa lame venait à couper l’intérieur de mon bras. Un sifflement de douleur alors que j’attrapais les deux « poignets » qui contrôlaient les lames. Je les arrachais en un mouvement rapide et puissant, mais ses bras me frappaient directement dans l’estomac. Mon corps se courbait en avant alors que je toussais. Je devais me reprendre rapidement, et en un rien de temps, j’attrapais le pantin par les hanches en les entourant avec mes bras. Dans un hurlement, je forçais sur mes jambes et.. PAF. Je le sortais des rails où il était siégé, le jetant de toutes mes forces au sol. Cling, cling.. les clés touchaient le sol, je les entendais, et je me dirigeais dans leur direction pour les récupérer, un grand sourire malgré les petites douleurs que j’avais sur le corps.

Et en plusieurs longues minutes, j’étais finis avec ce que je voulais faire, une clé dans mes mains qui tournait autour de mon index. J’ouvrais la porte vers la troisième salle calmement, laissant la lumière illuminait ce qu’il se passait derrière moi. On pouvait y voir les bras ou tête de chacun des plusieurs pantins qui traînait au sol. Des têtes arrachées ainsi que des trous dans plusieurs pantins. C’était un massacre de pantins ce qu’il se passait. Quant à mon corps, j’y avais plusieurs blessures, et principalement des coupures au niveau de mes bras. Mais rien de sérieux, après tout c’était constitué comme ça, mais de petites gouttes de sang coulaient le long de mes bras. J’en riais totalement, un sourire de vainqueur alors que je laissais destruction derrière moi pour la deuxième fois.

« -Ah, c’est tellement facile pour l’instant. Mais je ne dois pas me reposer sur mes lauriers, la suite sera encore plus difficile. Concentre-toi, Tengoku. »

Allez, direction salle 3. De nouveaux défis m'attendaient, et je me ferais un plaisir de les réduire en poussière de bois. Un sourire de prédateur se dessinait sur mes lèvres, un feu brûlant dans mes yeux.


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Murazaki Tengoku
Mer 26 Juin - 3:01
Mais heureusement pour moi, alors que j'ouvrais la dernière porte de ce mauvais rêve -dernière porte car je venais enfin de me réveiller de ce cauchemar-, tout était enfin fini. Je retrouvais accès à mon bureau, aux papiers laissés dessus ainsi que mon sabre qui était toujours non loin de moi. De la sueur froide coulait depuis mon front ainsi que recouvrait mon dos. Et bah, ce genre de rêves plus qu'étrange, c'était honnêtement une première fois. C'était très étrange, et une expérience que je ne voulais plus jamais revivre. J'étais bien avec des trucs normaux moi, pas avec de telles sauvageries. Mais bon..

—... Qu'est-ce qu'il y a, Tengo ?

Un soupir s'échappait de mes lèvres, apparemment ce n'était pas Hebi qui m'avait fait ça. Et encore heureux, sinon ça voudrait dire qu'il avait des capacités que même moi je ne connaissais pas, et en plus d'être excitant car ça voudrait dire que je pouvais utiliser tout un nouvel arsenal, ça restait néanmoins très flippant s'il pouvait faire ça. Imaginez qu'un conflit éclate, et qu'il me fasse juste vivre le plus gros cauchemar. Même si ma force mentale était élevée, je ne pouvais pas faire face à toutes les illusions. Enfin bon.

"-... Ce n'est rien, Hebi, t'en fais pas. Tout va bien."

Puis sur ça, je me relevais calmement, récupérant mon fier camarade dans ma main, accrochant le fourreau avec la lame dedans sur ma ceinture. Evidemment, la fatigue est bien vite sortie de mon corps et maintenant je ne pouvais plus dormir. Je devais trouver le moyen de faire autre chose, et autre chose était facile à faire. Après tout, ne sommes-nous pas dans un endroit comme celui-ci. Rapidement, je descendais les escaliers du bâtiment que j'avais, découvrant la femme qui me servait de secrétaire en descendant les escaliers.

"-ça ne va pas, Taisho ? Vous avez l'air pâle ?"

Un rire s'échappait de mes lèvres, tandis que mon air las revenait. Aaah, quelle plaie tout ceci, mon comportement avait même changé un tout petit peu, mais ça n'était que temporaire tout ça. Pour l'instant, je ne devais pas l'inquiéter.

"-Pas besoin de t'en faire, tout va bien. Tu peux retourner à tes travaux fufufu."

Puis je la laissais sur place sans attendre d'autres conseils ou d'autres paroles de sa part, préférant plutôt partir en direction des terrains d'entraînements. J'entendais tout un tas de personnes parler, se chamailler ou même s'entraîner. Le bruit du métal frappant le métal était plaisant aux oreilles, et rapidement, mes habitudes normales reprenaient le dessus. Je me sentais redevenir le vrai moi actuellement, et c'était tant mieux. Flemme que quelque chose de chiant se passe alors que je ne me sentais pas directement au top de ma forme. Le pire est passé, laissons place au présent dès à présent.

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Murazaki Tengoku
Ven 28 Juin - 0:52
Mais alors que je marchais pour aller en cette direction, je revenais sur mes pas, décidant que finalement je n'avais pas tant envie de faire ce que je voulais faire. Certains regards étranges venaient donc à ma rencontre tandis que je remontais les marches pour retourner à mon bureau, et une fois à l'intérieur, je fermais la porte à clé. Récupérant un jeu d'échecs quelque part, je le posais à même mon bureau. Peut-être que certains ne connaissent pas les règles, alors dans une discussion mentale avec mon sabre, je vais lui expliquer celles-ci.

Une partie d'échecs commence dans la position initiale ci-contre, les blancs jouent le premier coup puis les joueurs jouent à tour de rôle en déplaçant à chaque fois une de leurs pièces (deux dans le cas d'un roque)G 1. Chaque pièce se déplace de façon spécifique, il n'est pas possible de jouer sur une case occupée par une pièce de son propre camp. Lorsqu'une pièce adverse se trouve sur la case d'arrivée de la pièce jouée, elle est capturée et retirée de l'échiquier. Gagner du matériel (des pièces) est un moyen pour gagner la partie, mais ne suffit pas toujours pour y parvenir.

Il existe des règles spéciales liées au déplacement de certaines pièces : le roque, qui permet le déplacement simultané du roi et de l'une des tours ; la prise en passant, qui permet une capture particulière des pions ; et la promotion des pions, qui permet de les transformer en une pièce maîtresse de son choix (sauf le roi) lorsqu'ils atteignent la dernière rangée de l'échiquier.

Lorsqu'un roi est menacé de capture, on dit qu'il est en échec. Si cette menace est imparable (on peut tenter de parer la menace en déplaçant le roi, en interposant une pièce ou en capturant la pièce attaquante) on dit qu'il y a échec et mat et la partie se termine sur la victoire du joueur qui mate. Il est interdit de mettre son propre roi en échec ou de le faire passer sur une ligne d'échec pendant le roque. Il est également interdit de roquer quand le roi est en échec sur sa case de départ. Si cela arrive (par inadvertance entre débutants) on doit reprendre le coup.

Si un camp ne peut plus jouer aucun coup légal (cela arrive par exemple avec un roi seul et l'ensemble de ses pions bloqués) et si son roi n'est pas en échec, on dit alors qu'il s'agit d'une position de pat. Quel que soit le matériel dont le camp adverse dispose, la partie est déclarée nulle, c'est-à-dire sans vainqueur.

Le but du jeu est donc d'infliger un échec et mat à son adversaire. Le terme échec et mat vient de šāh māta (en persan, soit aš-šāh māta الشّاهُ ماتَ en arabe), « le roi est mort », pour indiquer la défaite du roi. Le mot šāh (« roi » en persan) est à l'origine du mot échec et du nom des échecs dans un grand nombre de langues.

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Murazaki Tengoku
Ven 28 Juin - 0:54
Mais je sais qu'il y a quelques règles assez spéciales aux échecs, comme des coups qui sont bien plus stratégiques que d'autres qui permettent de faire ce qui ne serait normalement pas possible. Et ce genre de règles rajoute un plus afin de pouvoir mieux utiliser certaines stratégies à différents moments. Il était donc assez difficile de toujours utiliser la même stratégie dans un jeu d'échecs, mais une technique particulière était présente que je trouvais assez amusante, le roque.

Le roque consiste à déplacer en un seul coup le roi et l'une des tours. Il y a deux façons de roquer :

-avec le roi et la tour de la colonne h, ce déplacement s'appelle le « petit roque » ;
-avec le roi et la tour de la colonne a, ce déplacement s'appelle le « grand roque » car la tour effectue un déplacement plus grand (une case de plus).

Dans les deux cas, on procède ainsi : on déplace d'abord le roi de deux cases vers la tour puis, avec la même main, on fait passer la tour de l'autre côté, juste à côté du roi (voir le diagramme ci-contre).

Les conditions suivantes sont nécessaires pour pouvoir roquer :

-aucune pièce ne se trouve entre le roi et la tour concernée ;
-le roi et la tour concernée n'ont encore jamais joué ;
-le roi n'est pas en échec ;
-la case traversée par le roi n'est contrôlée par aucune pièce adverse.

Remarques :

-La dernière règle s'explique ainsi : le roi joue deux coups en un ; par exemple, dans le petit roque, le Roi va en f1, puis en g1. Donc, conformément aux règles, il ne peut se mettre en échec sur la case intermédiaire f1, ni sur la case g1 (le roi n'a pas le droit de se mettre en échec de lui-même).
-Le roi et la tour ne devant jamais avoir joué, chaque camp ne peut faire qu'un seul roque dans une partie, que ce soit un petit ou un grand roque.
-La tour, par contre, peut être attaquée par une pièce adverse : la case a1 (a8 pour les noirs) lors du grand roque, et h1 (h8 pour les noirs) lors du petit roque peut être contrôlée par une pièce adverse. Lors du grand roque, la case b1 (b8 pour les noirs) peut, elle aussi, être contrôlée par une pièce adverse, puisque le roi n'y va pas.

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Murazaki Tengoku
Ven 28 Juin - 0:58
Je rajouterais encore quelques règles pour votre plus grand plaisir avant de commencer à jouer sérieusement contre mon sabre, qui me dira simplement où je dois jouer pour lui. Un test des plus amusants après un combat des plus fatigants. Oh, et en plus ça rime. Ahahah, je suis vraiment le meilleur Capitaine du Seireitei après tout ! Mais qu'est-ce qu'il se passe une fois qu'un pion arrive au bout du chemin, de l'autre côté ? Une promotion, laissez-moi vous l'expliquer !

La promotion du pion consiste à le transformer, au choix du joueur et indépendamment des pièces antérieurement perdues, en dame, en tour, en fou ou en cavalier de même couleur lorsqu'il atteint la dernière rangée de l'échiquier (la huitième pour les blancs et la première pour les noirs). Dans le diagramme ci-contre, les blancs peuvent jouer leur pion en f8 et le transformer en dame, en tour, en fou ou en cavalier. Lorsqu'un pion atteint la dernière rangée, il est obligatoire de le promouvoir immédiatement, on ne peut ni le laisser inchangé ni reporter la promotion à plus tard.

La sous-promotion consiste, lors de la promotion, à choisir une pièce autre que la dame, qui est normalement privilégiée car c'est la pièce la plus puissante du jeu. C'est parfois utile comme dans le diagramme ci-contre, en effet on se rend compte qu'après avoir joué f8=D, le roi noir ne dispose d'aucun coup légal. Les noirs, n'ayant pas d'autre pièce à jouer, sont pat et la partie est nulle, bien que les blancs aient une dame en plus.

En conséquence, les blancs choisissent de faire une sous-promotion en tour : f8=T, les noirs ne sont pas pat car ils peuvent jouer Rg7 et les blancs gagnent cette finale théorique facile. Si les blancs choisissaient de sous-promouvoir leur pion en fou ou en cavalier la partie serait nulle car il n'est pas possible de mater avec R + F contre R seul, ou R + C contre R seul.

Et puis, aussi le pat, mais c'est quoi ? Le pat est une situation particulière dans laquelle un camp au trait ne peut jouer aucun coup légal, sans pour autant que son roi soit en échec. La partie se termine immédiatement et elle est déclarée nulle, c'est-à-dire sans vainqueur.

Dans le diagramme ci-contre, les blancs au trait n'ont aucun coup légal car on n'a pas le droit de se mettre en échec volontairement, et le pion blanc est bloqué. Puisqu'il n'y a pas échec, c'est un pat et la partie est déclarée nulle.

Et puis, je pense que c'était tout d'important, la fin de partie étant soit s'il y a un pat, soit si l'adversaire se fait annihiler, ou alors si on perd nous-même à ce jeu ! Sah, quel plaisir infini ça va être tout ça haha

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