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Die Mutter (solo)
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Klara Hoffnung
Lun 29 Avr - 1:13

DI MUTTER

ft. Solo

Informations.

Il y'a un certain charme aux rues de Kloster.

Tout le travail de la jeune femme requiert, après tout, d'écumer cet endroit. Elle voit d'autres zones, oui, mais la Lichtwatcher s'assure aussi de la sûreté dans les quartiers du Kloster, ce qui lui permet de visiter la région. Ça lui offre un peu l'occasion de bien tout connaître. C'était pour ça qu'elle empruntait un raccourci ayant découvert ce dernier il y'a quelques années et utilisant régulièrement ce dernier pour rentrer chez elle plus tôt que prévu.

Dévisageant ses alentours, elle ne fut pas surprise de voir ses visages déprimés, stressés ou irrités, sans qu'elle ne prenne la peine de se concentrer dessus. La mort du seigneur Alexius était encore très récente, après tout, et l'idée qu'un homme si haut placé et si brave périsse de façon aussi... aléatoire n'était guère enchanteur pour la population du Kloster. Certains devaient aussi se dire que c'était la faute de la haute sphère, mais bien entendu, dresser des théories pareilles conduirait directement à la punition.

Ce fut pour cette raison qu'elle resta dans les rues juste un peu plus longtemps, même après avoir atteint la porte de son immeuble. Elle ne voulait pas causer plus de pertes dans ce jour très éprouvant pour le Vandenreich, et souhaitait donc bien faire passer le message à la populace : les Lichtwatcher veillent, et rien n'est oublié. Après tout, elle était bien identifiée par la population de sa rue, grâce à ses cheveux duveteux et distinctifs.

Une fois satisfaite, elle ouvrit la porte, emprunta les escaliers jusqu'au au dernier étage et entreprit d'ouvrir la porte de son appartement, se dépêchant de fermer derrière elle en apercevant son petit frère, Eurick. Aventurier mais jeune, il était désireux de visiter le monde dehors, et elle n'était pas encore prête à le laisser quitter le "nid", surtout à cause de son jeune âge.

Attendant un instant, Klara tendit les bras et l'attrapa, le soulevant dans les airs avec un rire triomphant. En réponse, il fit un petit rire surpris, agitant les bras et se laissant emporter dans les airs.

Klara ! De retour !

Ha, tu commences à mémoriser mon heure de retour ! Fit t-elle. Elle faillit lâcher un petit sourire perfide quand il rétorqua avec un petit mouvement de tête excité. Tu mémoriseras donc bien ces devoirs de mathématiques, hein ?

Oh non ! Agonisa t-il, se laissant déposer par Klara. Fort heureusement pour lui, son grand frère et sa grande soeur survinrent rapidement... ou, du moins, demi grand frère et demi grande soeur. Klara, Eurick, Lili et Sief partageaient tous un sang paternel : celui de Lodenstar Hoffnung, Halbgotter. Leurs mères, en revanche, étaient toutes différentes.

Il y'avait en tout six enfants dans la maison, et du coup, Klara "s'occupait" d'eux. Parce que Lodenstar n'avait pas envie de le faire et leurs mères étaient souvent abandonnées par ce dernier. Après tout, il ne voyait ces femmes que comme des moyens de faire des bébés. Et ces bébés comme des moyens de...

Non. Il est élu, il est choisi. Il le fait par amour, car il sait que ce sont ses enfants et qu'ils peuvent encaisser la décision.

Eurick fuit promptement vers les autres enfants, et est amené vers une autre pièce, les enfants courant le long d'un long couloir. Ravie de voir qu'ils étaient occupés, Klara entreprit de s'étirer les bras, se retournant pour accueillir la seule habitante de la maison qui n'était pas l'enfant de Lodenstar.

En dépit de son âge décent, son visage était dénué de rides, et ses longs cheveux rouges restaient saillants. Des yeux sages, dissimulés derrière des lunettes rondes, fixaient la jeune Klara avec calme.

Felizia Kozer fut une des femmes de Lodenstar, mais elle eut l'honneur d'être "gardée" par ce dernier afin d'éduquer ses enfants, même si le sien, plus vieux que Klara, avait trouvé la mort au combat. Elle avait servie de mère pour Klara, après l'absence de la sienne.

Ha, bonjour, Felizia. Tout va bien ?

Ohoh, pas vraiment. Ils ont faim, je t'attendais avant de mettre les couverts, ça ne te gêne pas de t'occuper du repas ?

Absolument pas !

En tant que la plus "vieille" des enfants, Klara travaillait avec Felizia pour élever le reste. Le but était de faire d'eux de puissants Quincies.

Le "but".

Klara gagna rapidement la cuisine et prépara les ingrédients. Un bref instant, elle se dit qu'elle pourrait tenter d'utiliser une lame de Reiatsu, mais elle se rappela qu'il ne fallait pas gâcher. Pas quand elle pourrait bien être appelée à tout moment afin de régler un problème. Un simple couteau trouva en sa main une maison, et il fut décidé que la viande sera utilisée.

Tu voudrais manger où ?

La cuisine, ça ne te gêne pas ?

Felizia hocha la tête et posa les plats sur la grande table au centre de la cuisine. Un appartement assez grand leur avait été prêté, en préparation à la présence de beaucoup d'enfants. Les Quincys grandissent vite, mais ça ne veut pas dire qu'il y'a des phases immatures avant, surtout quand ils commençaient à créer des arcs ou à réveiller leurs propres pouvoirs.

C'est... un jour triste, n'est-ce pas ?

Oui... j'espère seulement que le seigneur Alexius repose en paix. Le nombre de monde à la cathédrale était fou. La pauvre princesse Roxanne aurait été dépassée par le nombre, tu sais ?

Haha, oui, j'imagine...

Silence. La question qui vient ensuite est immédiate, et dépourvue de l'espèce de faux-intérêt qui animait la conversation sur Alexius.

Tu l'as vu ?

Non.

Oh... hé bien, c'est un homme occupé après tout. En ces temps troubles, les Halgbotters sont forcés d'être sur le qui-vive, tu sais ? Enfin, je ne même pas s'il appréciait Alexius.

Il... n'est pas vraiment homme à communiquer ses sentiments, n'est-ce pas
?


C'est exact. Il communique plutôt via les faits. Il ne parle pas aux gens parce que pour lui, ils devraient déjà savoir ce qu'il y'a à faire. Il me l'a dit la première fois qu'on s'est rencontré.

Oh... j'ai entendu dire qu'il est doux avec ses femmes.

Brièvement, la femme ne dit rien, se mordant juste les lèvres.

Avec ta mère, il était doux.

Elle cache son irritation avec un sourire. Sa mère revenait souvent dans les conversations. Une femme parfaite, dénuée de défauts, tragiquement emportée par les circonstances. A la beauté aussi divine que sa gentillesse... ça faisait cruel, mais elle doutait vraiment que tout cela soit vrai.

Depuis toujours, avec Johanna, on évitait de dire que sa mère ne pouvait pas être parfaite. On l'utilisait comme modèle de tout ce qui n'était pas paternel et, rapidement, Klara s'aperçut qu'elle était censée être comparable à une femme parfaite. Une sainte aux cheveux duveteux. La couleur de cheveux, la taille de leur fronts et la couleur de leurs yeux, c'était le père, mais le reste, c'est leur mère.

Elle s'était imaginée que Felizia pourrait aider, mais elle était bouche cousue sur elle. Elle n'avait même pas pris la peine de dévoiler son nom. Elle ne savait pas beaucoup de chose sur son père, mais au moins, il avait un nom, enfin !

Attention, la viande, c'est plus bon si c'est aplati.

Oh, pardon !

Trois minutes de silence s'ensuivent. Felizia était au... courant concernant le caractère plus sombre de Klara. Elle voyait que le steak était déchiré au lieu d'être coupé, apercevait les soupirs irrités quand un enfant renversait quelque chose, les portes claquées trop fort, même...

Et elle.

Il faudrait qu'elle soit l... oh. N-non. Elle est ailleurs, je crois.

... Tu as glissée deux fois, Klara.

Klara manque de se mordre la lèvre. Non, elle n'a pas besoin d'un énième dialogue. L'enterrement lui avait déjà donné le cafard : la Lichtwatcher n'avait définitivement pas besoin qu'elle vienne mentionner trois choses capables de causer de l'irritation à la grande soeur de la petite fratrie.

C'est parce que quelqu'un me pousse, Felizia. Tu penses faire quoi en me posant ces... que penses tu accomplir, si je puis me permettre ?

Elle adopte la position du soldat. Bras croisés, tournée vers sa "mère adoptive". Le couteau gît près de la viande, quasiment fiché dans le bois.

Tu ne peux pas rester énervée, Klara. Quand tu la reverras, ce siècle de rage refoulée va resurgir.

Nous nous reverrons dans un cadre militaire, ne t'inquiète pas, je sais faire la différence entre mon travail et ma vie personnelle.

Elles se fixent du regard sur dix secondes, mais Klara cède quand les enfants s'approchent, observant la porte. Quand une main se pose sur son épaule, elle manque quasiment de sursauter !

Va dormir, jeune fille. L'enterrement t'as affectée et du repos devrais t'aider.

Elle se faisait remettre en place. Elle lui donnait des ordres, elle, la bonne femme ! Klara, toutefois, sait parfaitement qu'il n'est pas "bon" de se disputer ouvertement. La maison est basée sur leur coopération, après tout. S'il y'a un conflit entre les deux femmes, alors les enfants en souffriront.

Et pourtant...

Je vais me reposer, mais c'est le dernier ordre que tu m'offres. Je ne suis pas ta fille, j'ai...

Je me suis occupée de toi quand tu étais petite.

PARCE QUE MAMAN N'EST QU..... ou-oui, okay, je te comprends. Laisse moi quelques morceaux et... heu... bon appétit.

Normalement, elle aurait tentée un petit "adieu" amical, mais elle se sentait trop drainée pour ça. Priant pour une fuite rapide, Klara battit retraite vers sa chambre, ouvrant et fermant rapidement la porte et observant son lit, hameau de paix dans une vie qui lui paraissait légèrement plus troublée.

Elle aurait pu pensée au fait qu'une dispute pareille n'arrive jamais. Que Felizia était plus curieuse qu'elle ne l'était d'habitude, aussi... mais pour l'instant, elle n'avait qu'une seule pensée : dormir.

Et elle accomplit cet ordre immédiatement, se laissant emportée par ses rêves après avoir enroulée ses draps autour de son corps.
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